Voyage entre histoire et mémoire / Histoire locale
1/ Visite de Chenonceau, entre Moyen-âge et Renaissance
Chronologie :
XIIIe siècle : construction du moulin et d’une forteresse médiévale. Fief de la famille de Marques
1427 : début de la présence des Valois dans le Val-de-Loire. Charles VII à Chinon
1443 : Charles VII fait de Loches sa résidence régulière
1492 : Charles VIII et Anne de Bretagne s’installent à Amboise et transforment le Château.
1494 : Début des guerres d’Italie qui amènent les influences de la Renaissance italienne
1498 : Louis XII s’installe à Blois et transforme le château.
1513 : achat de Chenonceau par Thomas Bohier et Catherine Briçonnet
1515 : François Ier s’installe à Blois.
1514-1523 : construction d’une partie du château actuel, le logis Bohier
1533 : mariage d’Henri II avec Catherine de Médicis
1547 : mort de François Ier. Henri II devient roi. Diane de Poitiers, sa favorite reçoit Chenonceau en cadeau.
1551-56 : construction et aménagement du jardin Diane de Poitiers
1556-59 : construction du pont sur le Cher par Diane de Poitiers.
1559 : mort d’Henri II lors d’un tournoi. Catherine de Médicis, régente, récupère Chenonceau. Diane obtient Chaumont-sur-Loire en compensation.
1561 : aménagement du jardin Catherine de Médicis
1574-1589 : règne d’Henri III
1576-1581 : construction de la galerie sur le pont. Le château prend sa forme définitive.
1579 : Catherine de Médicis projette un immense agrandissement du château
1586 : construction du bâtiment des Dômes
1589 : mort de Catherine de Médicis et d’Henri III, assassiné par J. Clément. Louise de Lorraine, épouse d’Henri III, prend possession du château et en fait un lieu de deuil.
1601 : mort de Louise de Lorraine. Fin de la présence royale à Chenonceau.
1733 : Louise Dupin achète le Château avec son mari
1799 : Décès de Louise Dupin à Chenonceau
1840 : classement aux monuments historiques
1864 : Marguerite Pelouze Wilson devient propriétaire
1865-1878 : importante restauration du château par Felix Rouget, disciple de Viollet-Le-Duc
Depuis 1913 : propriété de la famille Menier.
1914-1918 : hôpital militaire
1940-1942 : passage de la ligne de démarcation.
2017 : Le château est intégré au Val-de-Loire comme patrimoine mondial de l’UNESCO
Guide de visite officiel du château (nouvel onglet)
Eléments d'approfondissement sur Chenonceau (nouvel onglet)
2/ Oradour-sur-Glane, lieu de mémoire
Le massacre d'Oradour-sur-Glane, commis le 10 juin 1944, est le plus grand massacre de civils commis en France par les armées allemandes.
Documentaire : Oradour, retour sur un massacre / un film de Christophe WeberVidéo Weber, Christophe. Réal. (nouvel onglet) Edité par France Television Distribution (prod.) (nouvel onglet) - 2003
ORADOUR-SUR-GLANE. Si le nom de ce bourg de Haute-Vienne résonne dans la mémoire collective comme un des symboles de la barbarie nazie, les circonstances du drame demeurent floues. Ce que l'on sait, c'est que 642 hommes, femmes et enfants y furent assassinés dans l'après-midi du samedi 10 juin 1944, selon le bilan retenu en janvier 1947 par le tribunal civil de Rochechouart. Opération de représailles après des actions de la Résistance ou meurtre prémédité et exécuté froidement, les deux causes possibles de cette tuerie commise par une compagnie de la division Waffen SS das Reich en route vers la Normandie, où le débarquement a commencé, ont longtemps cohabité. En s'appuyant sur des témoignages inédits, des documents rares et les apports d'historiens français et allemands, Oradour, retour sur un massacre démontre l'absence de motif de ce crime.
Christophe Weber suit le trajet des SS au côté d'Hervé Machefer, le fils d'un des rares survivants du massacre, qui, après avoir perdu femme et enfants dans les flammes de l'église du village, a refait sa vie. Ce passé fort difficile à supporter pousse Hervé Machefer à enquêter sur les conditions qui ont présidé à la destruction des lieux. Et ses conclusions, corroborées par les spécialistes, sont formelles : c'est sans autre motif que la volonté de semer la terreur parmi les habitants de la région que le massacre d'Oradour a été planifié par les sections spéciales allemandes. Cette thèse est contestée par des membres de la division das Reich, dans un document d'archives enregistré au début des années 1970, lors d'un dîner d'anciens combattants. Ils persistent à évoquer des représailles en réponse à des actes de " terrorisme " perpétrés par les habitants. Au tribunal militaire de Bordeaux, en 1953, 7 Allemands et 14 Alsaciens - dont 13 incorporés de force - ayant participé au massacre furent condamnés. Le sort de ces " malgré nous " a en partie éclipsé les débats. Leur amnistie fut immédiate, et les survivants d'Oradour n'eurent pas les réponses qu'ils attendaient sur l'origine du drame qu'ils avaient vécu.
"Oradour, retour sur un massacre", Le monde, Par Thomas Brender, le 22 mai 2004
Robert Hébras raconte le massacre d'Oradour à des élèves, France 3 Limousin, 4 juin 2014

Les Malgré-nous
Oradour et le procès de Bordeaux (nouvel onglet)
Oradour, le procès de l'impossible, documentaire France tv, 2015
L'Alsace dans la tourmente, documentaire France 3, 2023. (nouvel onglet)
3/ Le Futuroscope, territoire de l'innovation et technopôle
4/ Guédelon, un chantier de construction expérimental d'un château fort
Guédelon ou le château de Guédelon est un chantier de construction expérimental d'un château fort, débuté en 1997, selon les techniques et les matériaux utilisés au Moyen Âge. Ce projet architectural situé à Treigny dans l'Yonne, dans une ancienne carrière désaffectée au centre d'une forêt et proche d'un étang à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Auxerre, vise à améliorer les connaissances en castellologie et en archéologie expérimentale. Tout en développant une réflexion du type « art et traditions populaires », il met en scène dans un déroulement réel la construction d'un programme monumental, ce qui le différencie des parcs à thème.
Histoire-géographie lycée